Fossiles
[ Exposition Demain Peut-Être ]
Sculpture/Volume
Dimensions : 122 x 190 cm

Fossiles regroupe de nombreuses compositions en volume avec des textures denses et complexes.
On observe un ensemble de formes organiques et mécaniques entremêlées. Des tuyaux, des câbles et des chaînes serpentent et se faufilent à travers les œuvres.
La matière semble fondre ou se tordre de façon organique, comme si sa structure était en pleine mutation, dans un état intermédiaire entre le solide et le liquide.
On assiste à une fusion entre des éléments naturels et technologiques, à travers des formes qui peuvent évoquer des organes, des os, ou des tissus biologiques, entrelacés avec des éléments industriels. Ce mélange nous renvoie à des images dérangeantes de cadavres en décomposition.
Cette hybridation donne naissance à un univers visuel à la fois inquiétant et fascinant. La machine semble se transformer en organisme vivant, ou vice-versa. C’est l’éclosion d’une sorte de « corps-machine » qui semble être à la fois fonctionnel et chaotique.
L’ensemble laisse suinter une apparence huileuse, collante et visqueuse qui est renforcée par des teintes aux aspects toxiques et chimiques.
Il y a une tension forte entre le caractère froid et industriel des matériaux et la vitalité organique des formes et des couleurs. Le traitement brillant et métallisé donne un aspect à la fois sale et précieux aux œuvres.
Chaque œuvre présente une composition dense et dynamique, où les courbes et les torsades, les amas de formes imbriquées et les répétitions de motifs mécaniques créent une impression de mouvement.
Le spectateur est incité à explorer chaque détail, comme s’il s’agissait d’une carte complexe d’un monde en pleine transformation. Les nombreuses couches de détails transforment chaque œuvre en une sorte de paysage captivant, séduisant mais aussi repoussant.


Cette série nous plonge dans une vision futuriste et dystopique, sombre et complexe, de machines en décomposition.
En ce qui concerne la symbolique, cette symbiose évoque des thématiques post-apocalyptiques, transhumanistes ou cyberpunk. Elle met en avant des notions comme l’aliénation, la déshumanisation, la transformation, et la coexistence entre l’humain et la machine, l’objet.
De ces sujets émane une certaine anxiété face à la mécanisation et à la pollution croissante du monde ainsi qu’une fascination pour la beauté étrange qui peut naître de cette fusion. On se retrouve face aux vestiges de notre civilisation disparue, sûrement effacée par nos erreurs.
C’est un avenir post-industriel où la consommation et la technologie auraient échappé au contrôle de l’humain laissant ainsi des traces indélébiles sur notre société et sur l’environnement.
Cette évolution de nos objets jusqu’au stade de fossiles métaphoriques renvoie à la disparition d’une époque industrielle, appuyant son empreinte durable sur le monde.
Chaque œuvre souligne l’idée que nos déchets industriels pourraient devenir les fossiles de notre existence, témoignant de notre passage destructeur sur Terre. Tout ce qu’il reste de l’humain est réduit à des fragments, résidus d’une civilisation autodestructrice.
Nos objets sont redécouverts comme des traces d’un passé lointain. Ce dialogue temporel, entre passé géologique et futur post-industriel lance un message alarmant quant à la durabilité et à l’avenir de l’humain face à son exploitation excessive des ressources de la Terre.
Mes Fossiles apparaissent comme les témoins muets d’un monde révolu. Si nous ne changeons pas nos modes de vie, nous courrons à notre perte.
FOSSILES
F.I
Dimensions : [34x65cm]



F.II
Dimensions : [34x65cm]



F.III
Dimensions : [40×54,5cm]



F.IV
Dimensions : [20x39cm]



F.V
Dimensions : [40×54,5cm]



F.VI
Dimensions : [49,5x60cm]



F.VII
Dimensions : [17,5x26cm]



F.VIII
Dimensions : [17,5x26cm]



